12 << directeur technique à
l’Ispan se référant au
projet de réhabilitation du « Parc
historique national Citadelle Laferrière,
palais Sans Souci et Ramiers
», pense : “il ne s’agit pas
d’avoir une priorité au détriment
des sites des autres communes.” «
Il serait préférable de s’attaquer à
l’ensemble des sites en les encadrant
en créant une unité de surveillance
de gardiennage de concert
avec la mairie des communes,
une structure de maintenance et
d’entretien », a-t-il poursuivi.
Henry Robert Jolibois a en
outre mis en garde, dans le cadre
de la réhabilitation de ces sites,
contre toute restauration pouvant
« dénaturer, souiller et sacrifier
les valeurs historiques de certains
monuments en proie à la dégradation
». Il en veut pour preuve la Citadelle
Henri dont les murs ont été
fissurés à la suite du tremblement
de terre ravageant la ville du Cap le
7 mai 1842. « Il faut faire attention
à ces éléments de fissures qui, eux
aussi, ont une valeur historique »,
a-t-il prévenu.
Le ministère de la Culture ne
doit pas se contenter de réhabiliter
certains sites mais aussi de les protéger
contre le vol des matériaux
et des objets. Rappelons qu’à Santo,
des résidents s’appliquent à démonter
un moulin colonial datant
la fin de 1660. Dans la Grande
Anse, le fort de Marfranc est presque
démoli. Les pierres ont été
enlevées pour les besoins communautaires
: la construction de maison.
Ceci a pu avoir lieu au niveau
des monuments historiques en raison
de l’absence, de la démission,
bref du silence de l’État par rapport
aux priorités : la sauvegarde, la valorisation,
la protection de notre
patrimoine.
L’urgence de la préservation
Un inventaire a été réalisé en 1972,
soit huit ans précédant la création
de l’Ispan, répertoriant 2500 sites
ou « objets », selon Henry Robert
Jolibois. Mais, aucun guide panorama
de l’ensemble des sites et
monuments du pays n’existe pas
encore. Le travail de protection
du patrimoine se heurte à des obstacles
: manque de moyens (financiers),
de ressources humaines.
Le budget annuel alloué à l’Ispan
pour son fonctionnement s’élève
à 3 millions de gourdes. Alors que
le coût des travaux de réhabilitation
des sites historiques, celui
de l’animation autour de ces sites
pour vulgariser leurs richesses
historiques et les faire apprécier
par tous en leur donnant le
goût pour l’histoire ; d’un centre
calamités du moment : le kidnapping,
les milieux de mort, le concubinage
du pouvoir et de l’argent,
l’industrialisation de la corruption,
les débordements en tout genre, le
trafic d’armes qui monte en flèche,
mettant en péril les perspectives
de la démocratie et l’état de droit
dont nous rêvons tous pour que
notre pays redevienne la perle des
Antilles.
Emmanuel Jean-François
e_jeanfrancois@yahoo.fr
d’interprétation, de guide… Tout
ceci devrait coûter plusieurs millions
de dollars américains. En effet,
le ministre Daniel Élie a admis
l’incapacité de son ministère à faire
face au « volume de ces sites ».
Il y a une urgence : celle de
préserver notre patrimoine si l’on
ne veut pas « être sans repères », car
un peuple sans mémoire n’existe
pas ». Aussi, celle-ci devrait-elle
provoquer une prise de conscience
citoyenne, collective. Il convient à
cet effet de constater que le patrimoine
national présente un intérêt
historique, symbolique.
Souhaitons que le projet de
réhabilitation des sites historiques
du Nord s’étende à ceux
de toutes les régions du pays, et
qu’il arrive à sa phase d’exécution
en ce que le gouvernement s’y engage
en donnant des mesures
d’accompagnement.
Maison
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